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Honoré de Balzac

661 citations et aphorismes

Le monde se contente de grimaces; ilse paye de ce qu’il donne, sans en vérifier l’aloi; pour lui, la vraie douleur est un spectacle , une sorte de jouissance qui le dispose à tout absoudre, même un criminel; dans son avidité d’émotions, il acquitte sans discernement et celui q…

Personne ne superpose à son cœur-ni à son épiderme la douleur d’autrui. La mesure des douleurs est en nous.

Ceux qui ont sondé le plus avant les vices et les vertus de la nature humaine sont des gens qui l’ont étudiée en eux-mêmes avec bonne foi. Notre conscience est le point de départ. Nous allons de nous aux hommes, jamais des hommes à nous.

Il suffit à l’amour d’un mot, d’un regard, d’une inflexion de voix, d’une attention légère en apparence; son plus beau privilège est de se prouver par lui-même.

Les femmes seules savent combien le respect que leur porte un maître engendre de séductions.

Oublier est le grand secret des existences fortes et créatrices, oublier à la manière de la nature, qui ne connaît point de passé, qui recommence à toute heure les mystères de ses infatigables enfantements.

Croyez-le, le véritable amour est éternel, infini, toujours semblable à lui-même ; il est égal et pur, sans démonstrations violentes ; il se voit en cheveux blancs, toujours jeune de cœur.

Faire le bien est une passion aussi supérieure à l'amour que l'humanité est supérieure à la créature.

La première impression qui détermine les débordements d'une sensibilité longtemps contenue est suivie chez tous les jeunes gens de l'étonnement à demi stupide que causent aux enfants les premières sonneries de la musique. Parmi les enfants, les uns rient et pensent, d'autres n…

L'amour est un faux-monnayeur qui change continuellement les gros sous en louis d'or, et qui souvent aussi fait de ses louis des gros sous

L'amour qui s'appuie sur l'argent et sur la vanité forme la plus opiniâtre des passions.

Les vanités de la douleur sont étrangères aux âmes fidèles.

Nos ridicules sont en grande partie causés par un beau sentiment, par des vertus ou par des facultés portées à l'extréme.

Quand les femmes peuvent apprécier les qualités morales, elles en ont fini avec les dehors, et elles sont vieilles.

Le génie en toute chose est une intuition. Au-dessous de ce phénomène, le reste des œuvres remarquables se doit au talent. En ceci consiste la différence qui sépare les gens du premier des gens du second ordre.

Un mari ne risque jamais rien de faire croire à la fidélité de sa femme et de garder un air patient ou le silence. Le silence surtout inquiète prodigieusement les femmes.

Les êtres sensibles ne sont pas des étres sensés.

Nos ridicules sont en grande partie causés par un beau sentiment, par des vertus ou par des facultés portées à l’extréme.

Aller au-devant de son aimé est une faute que peu d’hommes savent pardonner. La plupart d’entre eux voient une dégradation dans cette céleste flatterie.

La vertu n’est peut-étre que la politesse de l’âme. j, Souvent l’orgueil s’élève jusqu’à la vertu.

La seule épigramme permise à la misère est d’obliger la justice et la bienfaisance à des dénis injustes. Quand les malheureux ont convaincu la société de mensonge, ils se rejettent plus vivement dans le sein de Dieu.

Il est une charmante coquetterie permise, celle de l’âme, et qui peut s’appeler la politesse de l’amour.

Les spéculations les plus sûres sont celles qui reposent sur la vanité, sur l’amour-propre, l’envie de paraitre. Ces sentiments-là ne meurent jamais.

Un mari de talent ne suppose jamais ouvertement que sa femme a un amant.

Le premier amour n'est-il pas une seconde enfance jetée à travers nos jours de peine et de labeur ?

Juger son père est un parricide moral.

Les physiologistes et les profonds observateurs de la nature humaine vous diront, à votre grand étonnement peut être, que, dans les familles, les humeurs, les caractères, l'esprit, le génie, apparaissent à de grands intervalles, absolument comme ce qu'on appelle les maladies h…

La jeunesse n'ose pas se regarder au miroir de la conscience quand elle verse du côté de l'injustice, tandis que l'âge mûr s'y est vu : là gît toute la différence entre ces deux phases de la vie.

Il est si difficile de passer du plaisir au travail, que le bonheur a dévoré plus de poésies que le malheur n'en a fait jaillir en jets lumineux

La dévotion cause une ophthalmie morale. Par une grâce providentielle, elle ôte aux âmes en route pour l'éternité la vue de beaucoup de petites choses terrestres. En un mot, les dévotes sont stupides sur beaucoup de points.