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Honoré de Balzac

661 citations et aphorismes

Il y a peu de passions qui ne deviennent improbes à la longue.

Trop souvent le vice et le génie produisent des effets semblables, auxquels se trompe le vulgaire. Le génie n'est-il pas un constant excès qui dévore le temps, l'argent, le corps, et qui mène à l'hôpital plus rapidement encore que les passions mauvaises? Les hommes paraissent …

Un bonheur étendu, complet, ne nous fait pleurer que parce qu'il est une image du ciel, duquel nous avons tous de confuses perceptions.

Les honnêtes gens manquent de tact; ils n'ont aucune mesure dans le bien, parce que pour eux tout est sans détour ni arrière-pensée.

Si le triomphe de la vanité est un des enivrants plaisirs de la vie des grands hommes, il est toute la vie des étres bornés

Entre personnes sans cesse en présence, la haine et l'amour vont toujours croissant: on trouve à tout moment des raisons pour s'aimer ou se haïr mieux.

Celui qui sent vivement la volupté de la terre n'est-il pas tôt ou tard attiré par le goût des fruits du ciel?

On peut être un grand homme et un méchant, comme on peut être un sot et un amant sublime.

Personne ne superpose à son cœur-ni à son épiderme la douleur d'autrui. La mesure des douleurs est en nous.

On peut être un grand homme et un méchant, comme on peut être un sot et un amant sublime.

Si les principes de la nature se plient aux formes voulues par les climats, pourquoi n’en serait-il pas ainsi des sentiments chez les individus? Sans doute, les sentiments qui tiennent à la loi générale par la masse ne contrastent que dans l’expression seulement. Chaque âme a …

Sachez-le bien: de toutes les blessures, celles que font la langue et l’œil, la moquerie et le dédain, sont incurables.

Les sentiments vrais ont leur magnétisme.

Rien ne peut se faire simplement chez les gens qui montent d’un étage social à l’autre.

Les drames dela vie ne sont pas dans les circonstances, ils sont dans les sentiments, ils sont dans le cœur,ou,si vous voulez, dans ce monde immense que nous devons nommer le monde spirituel.

Les femmes aiment à faire des prodiges, à briserles rochers, à fondre les caractères qui paraissent être de bronze.

Il est si difficile de passer du plaisir au travail, que le bonheur a dévoré plus de poésies que le malheur n’en a fait jaillir en jets lumineux

Combien de contes des Mille et une Nuits tient-il dans une adolescence ?

Saisir habilement les nuances du plaisir, les développer, leur donner un style nouveau, une expression originale, constitue le génie d'un mari.

Le suicide me paraît être la dernière crise d'une maladie morale, comme la mort naturelle est celle d'une maladie physique; mais la vie morale étant soumise aux lois particulières de la volonté humaine, sa cessation ne doit-elle pas concorder aux manifestations de l'intelligen…

Un mari ne doit jamais s'endormir le premier ni se réveiller le dernier.

L'âme a le pouvoir inconnu d'étendre comme de resserrer l'espace.

J'accorde aux faits constants, quotidiens, secrets ou patents, aux actes de la vie individuelle. à leurs causes et à leurs principes, autant d'importance que jusqu'alors les historiens en ont attaché aux événements de la vie publique des nations.

La crainte inspirée par l'amour est un instrument infaillible pour manier l'esprit d'une femme. Qui aime craint, et qui craint est plus près de l'affection que de la haine.

La flatterie n'émane jamais des grandes âmes; elle est l'apanage des petits esprits, qui réussissent àsc rapetisser encore pour mieux entrer dans la sphère vitale de la personne autour de laquelle ils gravitent. La flatterie sous-entend un intérêt.

Physiquement, un homme est plus longtemps homme que la femme n'est femme. Moralement, l'homme est plus souvent et plus longtemps homme que la femme n'est femme.

Ce qui touche le plus les femmes, n'est-ce pas de rencontrer en nous des délicatesses gracieuses, des sentiments exquis autant que le sont les leurs; car chez elles la grâce et la délicatesse sont les indices du vrai.

Les femmes seules savent combien le respect que leur porte un maître engendre de séductions.

Les femmes sont habituées, par je ne sais quelle pente de leur esprit, à ne voir dans un homme de talent que ses défauts, et dans un sot que ses qualités; elles éprouvent de grandes sympathies pour les qualités du sot, qui sont une flatterie perpétuelle de leurs propres défaut…

L'amant qui n'est pas tout n'est rien.