Les hommes qui ont assez de force pour teindre leur âme d'un sentiment unique ressentent des jouissances infinies en contemplant par échappées toute une vie incessamment ardente, comme certains religieuxpouvaient contempler la lumière divine dans leurs extases. Sans cette croy…
Les gens conduits par l'instinct ont ce désavantage sur les gens à idées, qu'ils sont promptement devinés : les inspirations de l'instinct sont trop naturelles et s'adressent trop aux yeux pour ne pas être aperçues aussitôt; tandis que, pour être pénétrées, les conceptions de …
La femme la plus vertueuse peut étre indécente à son insu.
Les petits esprits ont besoin de despotisme pour le feu de leurs nerfs, comme les grandes âmes ont soif d'égalité pour l'action du cœur.
Tout grand sentiment est chez l'homme un poème tellement individuel , que son meilleur ami lui-méme ne s'y intéresse pas.
Peut-être ne haïssons-nous pas la sévérité quand elle est justifiée par un grand caractère, par des mœurs pures, et qu’elle est adroitement entremélée de bonté.
Tant que l’amour recule devant un crime, il nous semble avoir des bornes, et l’amour doit étre infini.
Les catastrophes poussent tous les hommes forts et intelligents à la philosophie.
L'amour a son instinct, il sait trouver le chemin du cœur, comme le plus faible insecte marche à sa fleur avec une irrésistible volonté qui ne s'épouvante de rien. Aussi, quand un sentiment est vrai, sa destinée n'est-elle pas douteuse.
La conscience est chez l'homme le truchement de Dieu.
Entre hommes, la prétention des plus chastes bourgeois est de paraître égrillards.
Quand les gens d'esprit en arrivent à vouloir s'expliquer eux-mémess à donner la clef de leurs cœurs, il est sûr que l'ivresse les a pris en croupe.
Les natures vierges ont plus que toutes les autres un inexplicable don de seconde vuedont la cause gîtpeut-étre dans la pureté de leur appareil nerveux, en quelque sorte neuf.
L'amour s'effraye ou s'égaye de tout; pour lui tout a un sens; tout lui est présage heureux ou funeste.
La curiosité plaide toujours la cause des amants.
Méfiez-vous d'une femme qui parle de sa vertu
S'il est un sentiment inné dans le cœur de l'homme, n'est-ce pas l'orgueil de la protection exercée à tout moment en faveur d'un être faible? Joignez-y l'amour, cette reconnaissance vive de toutes les âmes franches pour le principe de leurs plaisirs, et .vous comprendrez une f…
La femme est pour son mari ce que son mari l'a faite.
Se promener avec la femme qu'on aime, lui donner le bras, lui choisir son chemin! Ces joies illimitées suffisent à une vie. Le discours est alors si confiant!
Il est enfin très naturel à la jeunesse de se jeter sur les fruits, et l'automne de la femme en offre d'admirables et de très savoureux
Avez-vous remarqué comme dans l'enfance, où dans les commencements de la vie sociale, nous nous créons de nos propres mains un modèle, à notre insu souvent? Ainsi le commis d'une maison de banque rêve, en entrant dans le salon de son patron, de posséder un salon pareil. S'il f…
La médiocrité suffit à toutes les heures de la vie; elle est le vêtement journalier de la société; tout ce qui sort de l'ombre douce projetée par les gens médiocres est quelque chose de trop éclatant; le génie, l'originalité, sont des bijoux que l'on serre et que l'on garde po…
Beaucoup de femmes sont plus amantes que mères , comme la plupart sont meilleures mères que bonnes femmes.
Il est des femmes qui préfèrent l’éclat d’une faute à la tranquillité du bonheur; elles insultent la société pour en obtenir la fatale aumône d’une médisance; elles veulent faire parler d’elles à tout prix.
Nous accusons trop facilement la misère. Soyons indulgents pour les effets du plus actif de tous les dissolvants sociaux. Là où règne la misère, il n’existe plus ni pudeur, ni crimes, ni vertus, ni esprit
L’amour pour certaines âmes ne s’essaye pas; ou il est, ou il n’est pas. Quand il se montre, quand il se lève, il est tout entier.
Rien n’attriste plus une femme que le froissement de ses vanités : je n’ai vu nulle part une femme mal mise étre aimable et de bonne humeur.
Quoique le malheur passe pour développer les vertus, il ne les développe que chez les gens vertueux; car ces sortes de nettoyages de conscience n’ont lieu que chez les gens naturellement propres.
La bienfaisance a son entraînement comme les vices ont le leur. La charité dévore la bourse d’un saint comme la roulette mange les biens d’un joueur, graduellement.
Un grand amour est un crédit ouvert à une puissance si vorace, que le moment de la faillite arrive toujours.