« Les hommes qui ont assez de force pour teindre leur âme d'un sentiment unique ressentent des jouissances infinies en contemplant par échappées toute une vie incessamment ardente, comme certains religieuxpouvaient contempler la lumière divine dans leurs extases. Sans cette croyance en sa perpétuité, l'amour ne serait rien; la constance le grandit.La femme comprend tout par l'amour; quand elle n'entend pas, elle sent; quand elle ne sent pas, elle voit; quand elle ne voit, ni ne sent, ni n'entend, eh bien! cet ange de la terre vous devine pour vous protéger, et cache ses protections sous la grâce de l'amour. »
Il y a peu de passions qui ne deviennent improbes à la longue.
Trop souvent le vice et le génie produisent des effets semblables, auxquels se trompe le vulgaire. Le génie n'est-il pas un constant excès qui dévore le temps, l'argent, le corps, et qui mène à l'hôpital plus rapidement encore que les passions mauvaises? Les hommes paraissent …
Un bonheur étendu, complet, ne nous fait pleurer que parce qu'il est une image du ciel, duquel nous avons tous de confuses perceptions.
Les honnêtes gens manquent de tact; ils n'ont aucune mesure dans le bien, parce que pour eux tout est sans détour ni arrière-pensée.
Si le triomphe de la vanité est un des enivrants plaisirs de la vie des grands hommes, il est toute la vie des étres bornés
Entre personnes sans cesse en présence, la haine et l'amour vont toujours croissant: on trouve à tout moment des raisons pour s'aimer ou se haïr mieux.