Paris est un véritable océan. Jetez-y la sonde, vous n’en connaîtrez jamais la profondeur. Parcourez-le, décrivez-le: quelque soin que vous mettiez à le parcourir, à le décrire, quelque nombreux et intéressés que soient les explorateurs de cette mer, il s’y rencontrera toujour…
Quand une femme revient de la nourriture de son premier enfant à la vie ordinaire, elle reparaît charmante; elle retourne au monde embellie
Souvent le plus léger voile qui s’interpose entre deux âmes devient un mur d’airain.
La noblesse des sentiments ne donne pas inévitablement la noblesse des manières.
Les êtres sensibles ne sont pas des étres sensés.
En fait de grâce comme en tout, il n’y a que le cœur qui ne vieillisse pas.
L’amant qui n’est pas tout n’est rien.
En amour, toute âme mise à part, la femme est comme une lyre qui ne livre ses secrets qu'à celui qui en sait bien jouer.
Rien n'attriste plus une femme que le froissement de ses vanités : je n'ai vu nulle part une femme mal mise étre aimable et de bonne humeur.
Personne encore n'a remarqué que les sentiments ont une vie qui leur est propre, une nature qui procède des circonstances au milieu desquelles ils sont nés; ils gardent et la physionomie des lieux où ils ont grandi et l'empreinte des idées qui ont influé sur leurs développemen…
Les atomes crochus, expression proverbiale dont chacun se sert, sont un de ces faits qui restent dans les langages pour démentir les niaiseries philosophiques dont s'occupent ceux qui aiment à vanner les épluchures des mots primitifs.
Quel physiognomoniste est plus prompt à deviner un caractère qu'un chien l'est à savoir si un inconnu l'aime ou ne l'aime pas?
Toute obligation, même la plus douce, pèse au jeune âge : il faut avoir expérimenté la vie pour reconnaître la nécessité d‘un joug et celle du travail.
Une lettre est une âme, elle est un si fidèle écho de la voix qui parle que les esprits délicats la comptent parmi les plus riches trésors de l'amour.
Un grand amour est un crédit ouvert à une puissance si vorace, que le moment de la faillite arrive toujours.
Dans le grand monde, un attachement constaté gâte plus la réputation d’une femme que dix aventures secrètes; à plus forte raison deux attachements.
Il n’y a que les hommes supérieurs qui sachent aimer. L’homme obéit à deux principes. Il se rencontre en lui le besoin et le sentiment. Les étres inférieurs ou faibles prennent le besoin pour le sentiment, tandis que les êtres supérieurs couvrent le besoin sous les admirables …
Flâner est une science: c’est la gastronomie de l’œil.
Là où commence le mensonge commence l'infamie.
Les spéculations les plus sûres sont celles qui reposent sur la vanité, sur l'amour-propre, l'envie de paraitre. Ces sentiments-là ne meurent jamais.
L'adultère est une faillite , à cette différence près, dit Champfort, que c'est celui à qui l'on fait banqueroute qui est déshonoré.
Aucune femme n'est quittée sans raison. Cet axiome est écrit au fond du cœur de toutes les femmes, et de là vient la fureur de la femme abandonnée.
Peu d'œuvre donne beaucoup d'amour-propre, beaucoup de travail donne infiniment de modestie.
Plus l'homme vieillit, plûs il reconnaît la prodigieuse influence des idées sur les événements.
Le mariage est une science.
L'amour est la seule passion qui ne souffre ni passé ni avenir.
Le cœur d’une femme de vingt-cinq ans n’est pas plus celui de la jeune fille de dix-huit que celui de la femme de quarante n’est celui de la femme de trente ans. Chaque âge crée une nouvelle femme.
Le cœur d'une mère est un abîme au fond duquel se trouve toujours un pardon.
Il suffit à un jeune homme de rencontrer une femme qui ne l'aime pas, ou une femme qui l'aime trop, pour que toute sa vie soit dérangée. Le bonheur engloutit nos forces , comme le malheur éteint nos vertus.
Les femmes aiment à faire des prodiges, à briserles rochers, à fondre les caractères qui paraissent être de bronze.