« Souvent (car pourquoi n’avouerai-je pas la vérité ?) j’ai peine à corriger et à supporter le poids d’un long travail : l’enthousiasme soutient, le poète qui écrit y prend goût, l’écrivain oublie la fatigue, et son cœur s’échauffe à mesure que son poème grandit. Mais la difficulté de corriger est à l’invention ce qu’était l’esprit d’Aristarque au génie d’Homère. Par les soins pénibles qu’elle exige, la correction déprime les facultés de l’esprit. C’est comme le cavalier qui serre la bride à son ardent coursier. »
C’est danser dans les ténèbres qu’écrire des vers qu’on ne lit à personne.
Tant que tu seras heureux, tu compteras de nombreux amis : si l’horizon vient à se rembrunir, tu resteras seul.
Fas est et ab hoste doceri. (Il est bon d’apprendre, même de son ennemi).
S’il est quelqu’un de notre peuple à qui l’art d’aimer soit inconnu, qu’il lise ce poème, et, instruit par sa lecture, qu’il aime. C’est l’art avec lequel la voile et la rame sont maniées qui permet aux vaisseaux de voguer rapidement, l’art qui permet aux chars de courir légèr…