« S’il est quelqu’un de notre peuple à qui l’art d’aimer soit inconnu, qu’il lise ce poème, et, instruit par sa lecture, qu’il aime. C’est l’art avec lequel la voile et la rame sont maniées qui permet aux vaisseaux de voguer rapidement, l’art qui permet aux chars de courir légèrement : l’art doit gouverner l’Amour. Automédon excellait à manier un char et les rêves flexibles Tiphys était le pilote de la poupe hémonienne. Moi, Vénus m’a donné comme maître au jeune Amour c’est le Tiphys et l’Automédon de l’Amour que l’on me nommera. »
C’est danser dans les ténèbres qu’écrire des vers qu’on ne lit à personne.
Tant que tu seras heureux, tu compteras de nombreux amis : si l’horizon vient à se rembrunir, tu resteras seul.
Fas est et ab hoste doceri. (Il est bon d’apprendre, même de son ennemi).
Souvent (car pourquoi n’avouerai-je pas la vérité ?) j’ai peine à corriger et à supporter le poids d’un long travail : l’enthousiasme soutient, le poète qui écrit y prend goût, l’écrivain oublie la fatigue, et son cœur s’échauffe à mesure que son poème grandit. Mais la difficu…