Dès qu’on possède la force, on cesse d’invoquer la justice.
L’unanimité de nombreux témoins est une des plus mauvaises preuves que l’on puisse invoquer pour établir un fait.
Nos vertus resteraient parfois bien incertaines si, à défaut de l’espoir d’une récompense, elles n’avaient la vanité pour soutien.
L’affirmation, la répétition, le prestige et la contagion constituent les grands facteurs de la persuasion, mais leurs effets dépendent de celui qui les emploie.
Le véritable progrès démocratique n’est pas d’abaisser l’élite au niveau de la foule, mais d’élever la foule vers l’élite.
Le matérialisme a prétendu se substituer aux religions, mais aujourd’hui la matière est devenue aussi mystérieuse que les dieux qu’elle devait remplacer.
On ne peut opposer le droit à la force, car la force et le droit sont des identités. Le droit est de la force qui dure.
Le pauvre diable, qui poussé par la faim, vous prend votre montre au coin du bois, n’est-il pas infiniment moins coupable que ces forbans de la finance ?