« Si j’avais un jeune ami à instruire de mon expérience, je lui dirais : — Aimez une coquette, une dévote, une sotte, une grisette, une duchesse. Vous pourrez réussir, et la dompter, la réduire. Mais si vous cherchez quelque bonheur dans l’amour, n’aimez jamais une muse. Là où vous croirez trouver son cœur, vous ne rencontrerez que son talent. N’aimez pas Corinne — et surtout si Corinne n’est point encore montée au Capitole car le Capitole alors est au dedans, et à tout propos, sur tout sujet (et même les plus doux sujets), elle y monte. Tout amant préfère le sentier, mais Corinne aime la voie romaine. »
On serait bien malheureux, en pareil cas, d'en etre reduit a reclamer l'indulgence, car le public n'en a guere; il veut avant tout son divertissement et son plaisir.
Il faut du loisir pour l’agrément de la vie les esprits qui ont toute leur charge ne sauraient avoir de douceur.
Passez souvent dans le sentier qui mène chez l’ami car autrement l’herbe y croîtra hérissée de broussailles
Posséder vers l’âge de trente-cinq à quarante ans, et ne fût-ce qu’une seule fois, une femme qu’on connaît depuis longtemps et qu’on a aimée, c’est ce que j’appelle planter ensemble le clou d’or de l’amitié.
Jeune, on se passe très aisément d’esprit dans la beauté qu’on aime, et de bon sens dans les talents qu’on admire.
Ceux qui ont le don de la parole et qui sont orateurs ont en main un grand instrument de charlatanisme : heureux s’ils n’en abusent pas.