« Lorsqu’on part, on n’abandonne par ses pensées dans une consigne. Même au bout du monde, aux antipodes ou aux tropiques, on reste toujours prisonnier de ses angoisses. L’enfer, ce n’est jamais les autres ; l’enfer, c’est soi-même : la seule personne à laquelle on ne peut échapper. »
Ce que vise tout artiste véritable, c’est à animer de sa vie la vie de l’oeuvre jouée, à lui donner tout son être, dans cet abandon parfait propre à l’amour.
La musique est l’accès à un ailleurs de la parole, que la parole ne peut pas dire et que le silence dit pourtant, en le taisant. Une musique sans silence, qu’est-ce sinon le bruit ?.
L’art tutoie l’âme car c’est à l’âme qu’il s’adresse. Il y a une puissance rédemptrice de l’art : il renouvelle la religion- ce lien à l’Amour, à qui on peut donner tous ses autres prénoms : création, joie, compassion.
L’amour est partout où est l’art. L’art déploie l’amour. Lorsque les hommes croyaient en lui, je veux dire en l’Amour-eh bien leurs oeuvres s’enchantaient de son existence.