« Les peines doivent produire sur l'âme de l'homme les mémes ravages que l'extrême douleur cause dans son corps ; or, cet étre intelligent, souffrant par une maladie morale, a bien le droit de se tuer au méme titre que la brebis qui,poussée par le tournis, se brise la téte contre un arbre. Les maux de l'âme sont-ils donc plus faciles à guérir que ne le sont les maux corporels? J 'en doute encore. Entre celui qui espère toujours et celui qui n'espère plus, je ne sais lequel est le plus lâche. »
Il y a peu de passions qui ne deviennent improbes à la longue.
Trop souvent le vice et le génie produisent des effets semblables, auxquels se trompe le vulgaire. Le génie n'est-il pas un constant excès qui dévore le temps, l'argent, le corps, et qui mène à l'hôpital plus rapidement encore que les passions mauvaises? Les hommes paraissent …
Un bonheur étendu, complet, ne nous fait pleurer que parce qu'il est une image du ciel, duquel nous avons tous de confuses perceptions.
Les honnêtes gens manquent de tact; ils n'ont aucune mesure dans le bien, parce que pour eux tout est sans détour ni arrière-pensée.
Si le triomphe de la vanité est un des enivrants plaisirs de la vie des grands hommes, il est toute la vie des étres bornés
Entre personnes sans cesse en présence, la haine et l'amour vont toujours croissant: on trouve à tout moment des raisons pour s'aimer ou se haïr mieux.