« Les miroirs ont perdu leur éclat ; usure du regard à force de routine, à force de ne plus être dans l’enchantement porté sur les choses. Pour qu’un adulte puisse retrouver l’émerveillement, il doit accéder à une partie très excitante de lui-même. Dans ces moments de défi, d’obligation de vaincre, on retrouve la magie du regard. Sans cette ambiance avide de dépassement de soi, on perd cette intensité du regard que l’enfant possède naturellement. »
On aime pour faire famille, au lieu de faire famille parce qu’on s’aime.
La fidélité ne se décrète pas : elle se vit comme un choix personnel, une évidence pour nous-mêmes et non une preuve à adresser à l’autre.
L’ambition est cette performance mystérieuse où vaincre n’est jamais suffisant.
L’amour n’est pas un dogme mais un chant sacré, un cri fertile, un mixte de responsabilité infinie et d’adolescence prolongée
Il est impossible de se sentir pleinement vivant et de fermer les yeux sur les exactions, les persécutions et les mystifications qui se déroulent autour de nous.
Le courage est ce que la vie vise, non ce qui aide la vie.