« La vie elle même est paradoxale : elle n’apparaît que pour disparaître…. »
Il n’y a pas de secret : la vie exige de nous bien plus que nos vies… celle des dieux, des bêtes, des hommes et des femmes disparues depuis la nuit des temps, l’infini de la vie qui passe par la mort aussi.
On est toujours entre deux temps, deux mouvements : dans l’intervalle, la faille entre deux mesures, par-dessus laquelle il faut sauter, à défaut de pouvoir y jeter un pont, qui ne tiendrait pas sous notre poids.
On ne parle qu’une langue : celle, ignifugée parce que passée à chaque instant au feu qui la nourrit, de la Grande Salamandre qu’on cache dans nos poumons, derrière nos cordes vocales. .. Et qui n’est jamais aussi vivante que lorsqu’elle traverse des incendies.