« Il n’est pas un de nos actes qui, en créant l’homme que nous voulons être, ne crée en même temps une image de l’homme tel que nous estimons qu’il doit être. (. .. ) Ainsi, notre responsabilité est beaucoup plus grande que nous ne pourrions le supposer, car elle engage l’humanité toute entière. (. .. ) Ainsi je suis responsable pour moi-même et pour tous, et je crée une certaine image de l’homme que je choisis ; en me choisissant, je choisis l’homme. »
Un droit n’est jamais que l’autre aspect d’un devoir.
Il ne suffit pas de dire, en effet, qu’un amour “a“ un avenir, comme si le futur était extérieur à l’objet qu’il caractérise : mais l’avenir fait partie de la forme organisée d’écoulement de cet “amour“, car c’est son être au futur qui donne à l’amour son sens d’amour.
Le futur est déjà : sinon comment mon amour serait-il amour ? Seulement il n’est pas donné encore : c’est un “maintenant“ qui n’est pas encore dévoilé. Il perd donc son caractère de possibilité-que-j’ai-à-être : mon amour, ma joie n’ont pas à être leur futur, ils le sont dans …
Imaginer c’est donner à l’imaginaire un bout de réel à ronger.
Qu’est-ce que signifie ici que l’existence précède l’essence ? Cela signifie que l’homme existe d’abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu’il se définit après.
Si, d’autre part, Dieu n’existe pas, nous ne trouvons pas en face de nous des valeurs ou des ordres qui légitimeront notre conduite. Ainsi, nous n’avons ni derrière nous ni devant nous, dans le domaine numineux1 des valeurs, des justifications ou des excuses. Nous sommes seuls…